Satoru Iwata, PDG de Nintendo Japon, près de vos sous

Achleon 19 juin 2011 0

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« Nous n’avons aucune intention d’accorder une une de nos propriétés intellectuelles sur une autre plateforme, ou de les mettre à disposition sur un mode qui ne demanderait pas aux consommateurs de payer. » selon Satoru Iwata, PDG de Nintendo Japon. « Nintendo est une entreprise, qui tente de maintenir la valeur globale des jeux ».

Nintendo ne croit pas au modèle free-to-play

« Bien sûr si Nintendo demande aux consommateurs de payer plus que sur d’autres plateformes, alors c’est la mission de Nintendo de leur apporter une valeur ajoutée pour laquelle les gens accepteront de payer. Afin d’accomplir cela, nous devons rester uniques et ne pouvons être reproduits ailleurs. Quelque chose de nouveau, d’amusant, et quelques surprises.

Si on se disait simplement « Okay, la seule façon dont nous pouvons vendre plus de produits est d’en baisser le prix » alors le futur ne serait pas vraiment radieux et l’industrie toute entière s’effondrerait. Quand nous regardons ce système du Freemium,tout le monde n’est pas satisfait par ces offres. En fait, il n’y a qu’un petit nombre de gens qui acceptent de mettre la main au portefeuille et beaucoup d’autres qui ne déboursent rien du tout pour les jeux. »

Nintendo dit non merci!

wario money argent nintendo Satoru Iwata, PDG de Nintendo Japon, près de vos sous Nintendo jeux vidéo business « Si nous faisions quelque chose de similaire, nous trouverions un environnement inédit pour cela. {…} Je ne suis pas intéressé par l’idée d’offrir des jeux gratuitement. Parce que moi-même je suis un développeur, qui veut à l’avenir faire des efforts pour que la valeur d’un jeu soit respectée par les consommateurs. {…} Ce n’est pas le résultat final qui compte. Nous ne pouvons pas nous contenter de comparer le chiffre d’affaire total général avec le développement d’un titre. Ce que je veux dire c’est « Comment pouvions-nous préserver la perception du public à l’égard du logiciel ? »

Si nous détruisons la valeur des jeux, une fois que nous l’autons fait, il sera difficile de revenir de cette situation. Bien sûr, il y a d’excellents exemples de publicité et de microtransactions que certaines entreprises ont mis au point avec ce système. Mais d’un autre côté, est-ce que ce système peut tenir sur le long terme ? Je ne sais pas. Et je ne veux pas aller dans cette direction non plus. »

Le débat entre éditeurs, constructeurs et développeurs sur les nouveaux modèles économiques et sur le paradoxe entre valeur réelle et marchande d’un jeu connait un regain d’intensité depuis mars dernier. Les déclarations de Satoru Iwata à la GDC avaient fâché les développeurs indépendants, qui avaient répondu, dans leur ensemble que Nintendo faisait partie de ces dinosaures de l’économie traditionnelle, terrorisés par une réévaluation de leurs jeux. Car lorsque Iwata parle d’originalité et de nouveauté pour les propriétés intellectuelles de l’entreprise, on peut sérieusement remettre en cause les tarifs pratiqués sur les remakes ou rééditions que Nintendo ose sortir au prix fort.

Evidemment, certains éditeurs sont inquiets, ils se demandent s’ils vont être pris dans les dégâts colatéraux, mais ce sont les constructeurs les plus paniqués, car le modèle Free-to-Play remettrait en cause la manière dont ils se servent la soupe. Nintendo ayant bâti sa réussite sur ses propres jeux au détriment des développeurs tiers, il lui est évidemment inconcevable de passer au Freemium. Pourtant, un Animal Crossing sur ce mode trouverait naturellement sa place dans un catalogue qui reposerait sur une économie traditionnelle. Nintendo a surtout peur que les consommateurs réclament ce système pour tout ses jeux.

Le constructeur va donc se retrouver face à un dilemme stratégique d’ici 2012, car Ghost Recon Online est prévu sur Wii U. Le FPS massivement multijoueur d’UbiSoft est justement un Freemium,et bien qu’il ne soit pas une propriété de Nintendo, il introduit un modèle dont Iwata se méfie, et qu’ilrefuse pour le moment. Tant qu’il se se sera pas approprié le Free-to-Play pour en contrôler l’évolution et l’impact, Nintendo tentera de maintenir ce statu-quo du support physique.

Nintendo ne trouvait pas non plus, en 2006, que le développement d’une communauté connectée était pertinent pour sa croissance. Résultat, la Wii U possèdera un navigateur Web et abandonnera les codes amis. Ce n’est donc qu’une question de temps.

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