Demain le Parti Démocrate du Japon (PDJ), actuellement au pouvoir, élira son nouveau dirigeant, probable futur Premier ministre du Japon. Après avoir porté Yukio Hatoyama à la tête du gouvernement l’an dernier, Ichirō Ozawa se lance dans la course. Il affrontera l’autre fondateur du PDJ et actuel Premier ministre, Naoto Kan. Mais avant de lutter pour devenir leader du gouvernement, celui qu’on surnomme le shōgun de l’ombre a traversé de nombreuses crises, dans la majorité aussi bien que dans l’opposition. Cette élection est l’occasion de découvrir le troisième volet de notre saga politique nippone ou de vous lancer, pour la première fois, dans la politique japonaise des années 80 et 90. Au programme : corruption, trahisons et Ichirō Ozawa le marionnettiste de l’ombre…
Ichirō Ozawa – Entre ombre et lumière
Au commencement, il y avait Ichirō Ozawa…
En ce dimanche 30 août 2009, un vent de changements souffle sur le Japon. Après 54 ans d’un règne quasi ininterrompu, le Parti Libéral Démocrate (PLD) – la Droite conservatrice – perd la Chambre des députés au profit du Parti Démocrate Japonais (PDJ) – une union centriste qui avait déjà la majorité au Sénat. Les Japonais ont ainsi voulu sanctionner les excès de la politique libérale menée par le PLD au cours des dernières années, responsable, selon eux, de l’aggravation des disparités sociales, du chômage et de la précarité.
Le président du PDJ, Yukio Hatoyama (à gauche ci-contre), 62 ans, devient alors Premier ministre et promet de nombreuses réformes, ainsi qu’une orientation politique plus sociale. Mais Hatoyama n’est pas arrivé seul à ce poste, ou par hasard. Il a certes profité de l’impopularité de Taro Aso et de son parti, mais aussi – et surtout – des talents de tacticien d’un maître de la politique japonaise, Ichirō Ozawa (à droite ci-contre)… qui a bien failli être élu à sa place.
Ichiro Ozawa est né le 24 juin 1942 à Tokyo. Il est le fils d’un avocat et responsable politique de premier plan de l’après-guerre, Saeki Ozawa, qui fut à plusieurs reprises ministre entre 1948 et 1954. C’est donc assez naturellement que le jeune Ozawa, à la mort de son père en 1968, entame sa carrière politique. Il connait son premier succès un an plus tard, en étant élu, à seulement 27 ans, à la Chambre des représentants pour le district sud d’Iwate (une préfecture de l’Est du Japon). Cette Chambre détient une partie du pouvoir législatif au Japon. Ozawa est donc devenu, en raccourci, un député.
Il est réélu chaque année, quasiment toujours en tête de liste. Il croise alors le chemin de Kakuei Tanaka (photo ci-contre, où il est accueilli par Richard Nixon à la Maison Blanche en 1973), une figure emblématique de la politique japonaise, décédé en 1993, mais encore extrêmement populaire à l’heure actuelle. Ichirō Ozawa dira même de lui, à titre posthume : « il ne m’a pas seulement appris l’ABC de la politique, il prit également soin de moi, comme un réel père ».
Pendant les années 80, Ozawa monte une à une les marches du PLD et devient un jeune et populaire leader de la Diète (photo ci-contre). Il devient ministre de l’Intérieur et président de la Commission nationale de sécurité publique de 1985 à 1986. Durant ces années, Ozawa se révèle être un redoutable négociateur. Il réussit à convaincre, dans l’ombre, l’Opposition de voter une réforme fiscale mise en place par son gouvernement. Il s’agit pourtant de lois des plus impopulaires qui aboutissent, entre autres, à la création d’une TVA sur certains biens et services en 1989. Ozawa traite également avec les Américains pour obtenir différents contrats dans le domaine du bâtiment, des travaux publics et des télécommunications.
Son succès provient de sa rupture avec l’attitude réservée et, il faut le dire, un peu coincée des hommes de pouvoir nippons de l’époque. (Cela dit, le sont-ils moins aujourd’hui ?). Ozawa n’attend pas de savoir si un accord est envisageable ou non, ou de défendre bec et ongles ses positions. Il part du postulat que le consensus est le but de toute négociation, et refuse toute discussion tant que ses interlocuteurs n’ont pas fait la preuve de leur désir de collaboration.
Quand l’élève prend la succession du maître…
Ozawa fait donc bien plus que ses preuves, sous la coupe bienveillante de Tanaka. Malheureusement, en 1983, ce dernier est contraint de se retirer progressivement de la scène politique à cause des accusations à son encontre dans l’affaire Lockheed, un scandale politico-financier de corruption des élites nippones, mêlant organisations criminelles, milieu des affaires japonais et CIA. Un joyeux bazar qui mériterait quelques explications, mais disons, pour faire court, qu’il a conduit l’un des plus grands yakuzas de l’Histoire, Yoshio Kodoma (photo ci-contre), devant les tribunaux, et qu’il ne s’en est jamais vraiment remis.

De 1983 à 1987, Tanaka va donc progressivement laisser sa place, et c’est une bataille enragée qui s’en suit entre ses « lieutenants ». Ozawa manque de peu une place de Secrétaire général du PLD (emblème ci-contre) en 1989. Mais un scandale sexuel forcera son principal adversaire à la démission… Scandale profitant à Ozawa puisqu’à 47 ans, il devient l’un des plus jeunes Secrétaires généraux du parti au pouvoir.
Toujours a
ussi doué pour négocier, Ozawa réussit à convaincre le Premier ministre, Toshiki Taifu, de dissoudre la Chambre des représentants pour des élections anticipées… alors que ce dernier y était au départ opposé. Dissoudre une Chambre alors que son parti y est majoritaire peut paraître étrange, mais il faut bien comprendre qu’à l’époque, la domination du Parti Libéral Démocrate est telle que l’enjeu n’est pas de savoir qui de la Gauche ou de la Droite arrivera au pouvoir, mais qui, au sein des multiples factions du PLD, prendra les commandes.
Avec ces élections anticipées, Ozawa renforce sa réputation de fin négociateur, et prouve qu’il est un redoutable adversaire lorsqu’il s’agit de campagnes électorales. Il parvient à renouveler le paysage politique et de nombreux libéraux-démocrates vont faire leur première apparition sur le devant de la scène. Le surnom d’ »Enfants d’Ozawa » est d’ailleurs inventé à cette occasion pour désigner cette nouvelle génération de parlementaires.
Réflexion, dissidence, et opposition
Si certains de ces enfants ont brillamment réussi, comme l’actuel Ministre des Affaires étrangères, Katsuya Okada (photo ci-contre, avec Hilary Clinton), tous les poulains d’Ozawa n’accèdent pas au pouvoir, et l’entraînent parfois avec lui lors de leur défaite. Ainsi, il doit démissionner du Secrétariat général du parti le 8 avril 1991, au lendemain de l’élection du gouverneur de Tokyo qui a vu la défaite du candidat personnellement soutenu par Ozawa, Hisanori Isomura. Ce dernier est également connu en France pour avoir été le premier président de la Maison de
la culture du Japon à Paris (photo ci-contre). C’est à cette époque qu’Ozawa commence à réfléchir sérieusement au renouvellement idéologique et structurel de son parti.
Il se déclare favorable à plusieurs réformes libérales, dans le style de celles que Margaret Tatcher avait mis en place dans les années 80, désire transformer l’image de sa faction politique, le Heiseikai, entachée par les scandales politico-financiers à répétitions. De plus, il milite activement pour que son pays pèse davantage sur la scène internationale, en désirant, notamment, une participation du Japon dans la première guerre du Golfe. Enfin, pour son pays, il souhaite réduire la bureaucratie et renforcer le pouvoir du Premier ministre. Mais les idées ne font pas tout, encore faut-il pouvoir réformer son propre camp avant de voir plus grand. Aussi lorsque son partenaire politique et dirigeant de l’Heiseikai, Shin Kanemaru, tombe pour corruption en 1992, sa faction est décapitée, et Ozawa échouera à en prendre le contrôle.
Ichirō Ozawa – Le Tombeur du PLD
Ne parvenant pas à reprendre le contrôle d’une coterie décapitée, Ozawa et son allié Tsutomu Hata décident, avec 41 autres parlementaires, de faire dissidence. Le 18 décembre 1992, ils créent leur propre groupe à l’intérieur du PLD : le Forum Réforme 21. Très critiqué face aux instances dirigeantes de son parti, Ichirō Ozawa attend patiemment son heure…
La motion de censure du 18 juin 1993
Six mois plus tard, le Parti Socialiste Japonais (ou PSJ) dépose une mention de censure. Le principal opposant du PLD proteste contre le projet de réforme électoral proposé par le gouvernement de l’époque, en place depuis novembre 1991 et dirigé par Kiichi Miyazawa (ci-contre). Ce dernier peine à gérer l’éclatement de la bulle financière ; il est vivement critiqué pour son incapacité à s’adapter à la crise.
L’opposition que rencontre cette réforme électorale ne tient pas uniquement à son manque de congruence vis-à-vis de la crise économique, mais davantage à sa proposition de passer à un scrutin uninominal majoritaire à un tour. Ce système est comparable à notre élection présidentielle, mais qui se déroulerait en un seul tour. Le candidat regroupant le plus de voix est donc élu, même si une majorité de la population n’a pas voté pour lui. Un an avant cette motion de censure, Fidel Ramos a ainsi obtenu la présidence des Philippines, avec seulement 24 % des voix.
Ce système, ultra-favorable au Parti Libéral Démocrate, est donc combattu par le PSJ, mais aussi par plusieurs membres au sein du PLD, dont Ozawa qui réclame l’introduction d’une part de proportionnelle dans ce type de scrutin. C’est ainsi qu’en ce 18 juin 1993, le Forum Réforme 21 a décidé de voter en faveur de la motion de censure, entraînant son adoption par 255 voix contre 220 à la Chambre des Représentants. Cette motion – la première réussie depuis 1980 – force Miyazawa à organiser des élections législatives anticipées un mois plus tard. Ozawa et son partenaire Hata (ci-contre, avec Ozawa) viennent donc de frapper un grand coup… et ils ne comptent pas en rester là.
Le Tombeur du PLD
En prévision de ces élections, Ichirō Ozawa et Tsutomu Hata quittent définitivement le PLD et forment la Shinseitō, ou Parti de la Renaissance, la plus grande faction dissidente du PLD à l’époque. Hata en prend la présidence et Ozawa continue d’œuvrer en second plan, en tant que Secrétaire général.
Les élections placent le Shinseitō à la troisième place avec 6 341 364 voix, soit 10,1 % des suffrages, contre 36,6 % pour le PLD, qui perd sa majorité, et 15,4 % pour le PSJ.
Sorti renforcé de sa réélection écrasante dans sa circonscription, Ichirō Ozawa devient alors le maître d’œuvre d’une nouvelle coalition anti-PLD et anti-PCJ (le Parti Communiste Japonais). Cette large alliance regroupe pas moins de 7 partis et se retrouve en position de force lors de la formation du nouveau gouvernement, dirigé par Mohiro Hosokawa (ci-contre). Le Shinseitō y obtient 5 portefeuilles, soit autant que le PSJ, mais avec 3 postes clés :
- Tsutomu Hata est nommé vice-Premier ministre et obtient le portefeuille des affaires étrangères.
- Hirohisa Fuji est nommé au ministère des Finances.
- Hiroshi Kumagai est en charge du Commerce International et de l’Industrie.
Ozawa, comme à son habitude, n’apparaît pas sous la lumière des projecteurs et n’entre pas non plus au Cabinet (ou Naikaku, le gouvernement japonais). Il reste cependant le principal investigateur de ce nouveau gouvernement. Négociant en coulisse – et non sans talent – les décisions importantes, à l’image de son mentor Kakuei Tanaka. Il gagne à cette époque un surnom qu’il possède encore aujourd’hui : le « Shōgun de l’Ombre« .
Pour la première fois en plus de 40 ans, le PLD n’est donc plus au pouvoir, en grande partie par le fait d’un seul homme : Ichirō Ozawa. Mais maintenant que l’objectif est atteint, la peur d’une hégémonie se fait de plus en plus présente, surtout au cœur d’une alliance entre députés de gauche et anciens membres d’un mouvement libéral.
Cependant, les manœuvres en coulisse du « shōgun de l’ombre » ne font pas l’unanimité et des voix divergentes s’élèvent au sein (et en dehors) de la nouvelle et très fragile coalition. Arriver au pouvoir est une chose, y rester en est une autre !
Morihiro Hosokawa : le renouveau a du plomb dans l’aile.
Entre majorité et opposition
A l’issu de ce basculement du pouvoir politique, un homme sort de l’ombre et devient le Premier ministre du Japon le 9 août 1993 : Morihiro Hosokawa (à droite). Cet homme de 55 ans est l’héritier de l’une des plus grandes familles japonaises, le clan Hosokawa, ancienne dynastie samurai descendant de l’empereur Seiwa (850-880) et branche du clan Minamoto.
Ce petit-fils de l’ancien Premier ministre Fumimaro Konoe est, comme Ozawa, un ancien député du PLD qu’il rejoint en 1971 comme représentant de la préfecture de Kumamoto. Après vingt ans au sein de la majorité il finit par annoncer son départ, ne pouvant plus supporter la corruption qui ronge le parti. En 1992, il forme le parti réformiste NPJ ou Nouveau Parti Japonais, qui finit par intégrer la nouvelle entente anti-PLD.
Cet homme populaire devient donc, un an plus tard, le 50e Premier ministre. Tout comme Yukio Hatoyama a tenté de le faire l’année dernière, Morihiro Hosokawa incarne à l’époque le changement. Pour la première fois, il reconnait que la seconde guerre mondiale fut une agression, et une lourde erreur du Japon. Admettant publiquement la responsabilité de son pays, il enfonce le clou en se rendant le 6 novembre 1993 en Corée du Sud, puis en Chine le 19 mars 1994.
Malgré une réforme réussie du système électoral, l’homme qui est parti en guerre contre la corruption politique japonaise est mis à terre, précisément par le type de scandale qu’il est le premier à combattre.
Ce politicien réputé des plus vertueux éprouve de grandes difficultés à expliquer ses liens financiers avec la société de transport de marchandise Tokyo Sagawa Kyubin, qui a passé une bonne partie des années 80 à monnayer son influence auprès des leaders politiques… Sans parler des liens indirects de cette compagnie avec certains yakuzas. Débuté en 1992 ce scandale est l’un des plus importants de la décennie et touche une grande partie de la classe politique japonaise.
Hosokawa reconnait avoir souscrit un prêt d’un million de dollars à cette compagnie en 1982. Même s’il insiste sur le fait que ce prêt a été remboursé, le Premier ministre avoue n’avoir jamais payé d’intérêt, allouant ces fonds « à ses activités politiques ».
Il tient bon mais décide finalement de démissionner après avoir reçu des renseignements sur des profits douteux réalisés par un « ami très proche » via son cabinet, lorsqu’il était gouverneur de la préfecture de Kumamoto. L’ami en question reste inconnu et il est difficile de déterminer les délits et responsabilités exactes de cette affaire, mais le dirigeant du NPJ laisse sa place le 8 avril 1994. Il se retirera de la politique quatre ans plus tard, pour s’adonner à une autre passion: la poterie.
Déçu une fois de plus par un scandale de corruption, le peuple japonais observe donc avec un désarroi croissant la Diète organiser de nouvelles élections… Et le parti au pouvoir s’entre-déchirer.
Petites trahisons entre amis et plus si affinités…
Si la démission de Hosokawa porte un coup sévère à la coalition, des voix dissidentes n’ont pas attendu ce revers pour s’élever contre le shōgun de l’ombre et semer la dissension au sein de la majorité.
Craint pour son talent de manipulateur et son influence, les idées d’Ozawa sont elles aussi critiquées au sein de l’alliance. Son libéralisme économique et sa faveur pour l’interventionnisme diplomatique (notamment la renaissance d’une armée japonaise) deviennent des facteurs de division avec certaines branches du Parti Socialiste Japonais (PSJ) et du Nouveau Parti Pionnier (NPP). Il n’en faut pas plus pour que l’élection d’un nouveau premier ministre sonne l’heure de la scission.
Soutenu par sa faction, le Shinseitō, mais également par le NPJ et le Kōmeitō, Ichirō Ozawa souhaite remplacer le chef du gouvernement par son principal allié Tsutomu Hata (ci-contre, à droite). Cependant ce dernier est considéré par le PSJ et le NPP comme sa marionnette personnelle et la lutte s’engage. Ozawa réussit à convaincre quelques membres du PLD de le rejoindre et marginalise ses opposants, permettant à Hata d’être élu Premier ministre le 28 avril.
Néanmoins la victoire est de courte durée : le PSJ et le NPP quittent la coalition. Le PLD a compris que c’était pour lui l’occasion de revenir au pouvoir et dépose le 25 juin une motion de censure à l’encontre du gouvernement. Lorsque ses anciens alliés du PSJ et du NPP annoncent tous deux qu’ils voteront cette dernière, Hata n’a plus d’autre choix que de démissionner et de laisser sa place à la nouvelle association entre socialistes et libéraux démocrates, qui élit le socialiste Tomiichi Murayama au poste suprême, le 30 juin. Ichirō Ozawa et le Shinseitō repassent donc dans l’opposition.
Néanmoins, le shōgun continue de fédérer. Après la coalition fragile de 1992 c’est un nouveau parti, plus solide, qui va naître le 10 décembre 1994 : le Shinshintō, ou Parti de la nouvelle frontière. S’y rejoignent les membres de la majorité sortante qui ont suivi Ozawa (Shinseitō, Kōmeitō, NPJ et PDS), mais aussi les membres du PLD qui jugent l’union entre socialistes et démocrates « contre- nature ».
Le Shinshintō devient le leader de l’opposition, avec 178 députés sur 571 à la chambre basse et 36 conseillers sur 252 à la haute. Pour diriger l’ensemble, Ozawa choisit une fois de plus de soutenir un candidat plutôt que de tenter lui-même l’aventure. Mais entre Tsutomu Hata, son allié du Shinseitō et Toshiki Kaifu (ci-contre), Ozawa choisit le second. Surnommé « Monsieur Propre » pour sa carrière sans scandale, Toshiki Kaifu fut Premier ministre à la fin des années 80 et fait parti des anciens du PLD à avoir rejoint Ozawa. Il l’emporte et nomme ce dernier Secrétaire général.
En décembre 1995, lorsque Kaifu démissionne, il soutient la candidature d’Ozawa qui sort finalement de l’ombre, pour affronter Hata (soutenu par l’ancien premier ministre Hosokawa). Le 27 décembre Ozawa est élu à une large majorité de 66,4% et devient le leader de l’opposition.
Mais son ancien camarade et nouveau rival est patient et autour de lui se créé une faction anti-Ozawa, qui attend les législatives de 1996 pour contre-attaquer, au premier faux pas du nouveau dirigeant. Ce dernier y a promis la victoire, mais il ne s’attendait sans doute pas à l’arrivée d’un tout nouveau parti, dirigé par deux futurs Premiers ministres, Yukio Hatoyama et Naoto Kan : le Parti Démocrate du Japon, le fameux PDJ.
















